Marie-Dorothée

de Croÿ (Princesse Mimi)

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La maison sauvage


A l’écart, dans la forêt,
Parmi les chênes, et les genets.
Une vieille maison, toute assoupie,
Sous toute une flore est tapie.

La vigne vierge, et le lierre,
L’ont habillée toute entière.
Du haut du toit, en avalanche,
Retombent feuilles, et branches.

La maison sauvage,
Habillés de feuillage.
L’écrin des amants,
Qui s’aimèrent tellement.


Elle fut habitée, anciennement,
Par un couple de vrais amants.
Quand l’homme, quitta ce monde,
Un triste soir dans la pénombre.

Les oiseaux, tous à la fois,
Ont baissé, leur ton de voix.
Le cri lugubre, du hibou,
Perça la forêt, jusqu’au bout.

La maison sauvage,
Habillés de feuillage.
L’écrin des amants,
Qui s’aimaient tellement.


Au-delà des plus hautes cimes,
Où l’espoir de retour, se décime.
Envolé son homme tant aimé,
Mais au creux, toujours enfermé.

Ayant perdu sa présence,
Elle a pleuré, en silence.
Et dans la maison solitaire,
La dame se tait et se terre.

La maison sauvage,
Habillée de feuillage.
L’écrin des amants,
Qui s’aimaient tellement.


Derrière la muraille végétale,
Elle songe à l’épreuve fatale.
Qui enleva son homme bien-aimé,
Une plaie au cœur, jamais fermée.

Derrière le lierre, telle une grille,
N’ayant ni amis, ni famille.
Elle mourut peu après,
Abandonnée dans la forêt.

Un mausolée de verdure,
Fut sa si belle sépulture.
L’écrin des amants,
Qui s’aimaient tellement.